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On en parle: Les femmes argentines en nombre dans la rue pour dénoncer les féminicides

Ce n’est pas un peu de pluie qui va les arrêter. Ni même des seaux d’eau. Car il faut bien le dire, en ce mercredi 20 octobre, de fortes averses s’abattent sur Buenos Aires au moment où se rassemblent plusieurs dizaines de milliers de personnes autour de l’Obélisque (grand monument central de la capitale argentine). Le but de cette manifestation ? Protester contre la violence faite aux femmes et pas suffisamment réprimandées par la justice argentine.

>> Les femmes françaises en grève le lundi 7 novembre à 16h34

Dans le cortège, une majorité de femmes, vêtues de noir, selon le « dress-code » qui avait été fixé en amont. Elles sont victimes ou bien filles, mères, sœurs, cousines, collègues ou amies de victimes et elles en ont ras-le-bol. En 2015, les statistiques officielles indiquent que 235 femmes sont mortes, victimes de la violence des hommes. Un chiffre aussi proche en 2016 avec 226 victimes.

Déjà la 3e manifestation de cette ampleur en 4 ans

« Une femme meurt sous les coups d’un homme toutes les 31 heures » affirme Gabriel, employé de l’hôpital universitaire et manifestant. Il fait partie des nombreux hommes venus se glisser dans le cortège en guise de solidarité avec les femmes. Cette grande manifestation, qui fait écho au meurtre d’une jeune fille à Mar Del Plata, Lucia Perez, 16 ans, n’est pas la première du genre à Buenos Aires. Déjà en 2012 et en 2015, des associations anti-féminicides (un terme créé pour désigner les homicides commis contre les femmes et les transexuels) ont mis en place des actions afin d’être entendues. Presqu’en vain.

Le 20 octobre, répondant à l’appel de l’association la plus importante #NiUnaMenos et de dizaines d’autres, les femmes ont été invitées à faire une heure de grève entre 13 h et 14 h et à diffuser leur mécontentement via les réseaux sociaux.

Réunies à partir de 17 h avant le démarrage d’une marche à 18h, malgré des conditions météo épouvantables, les femmes argentines ont fait entendre leur voix, en chantant, en répondant aux médias ou en étant présentes, simplement. Dans un cortège rempli d’humilité, de solidarité et de tristesse, forcément.

>> Pour comprendre l’enjeu de la manifestation anti-féminicide

M.N.

Crédit photos: Mélissa Pollet-Villard

Vidéo: M.N.

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