Les Cahiers Vagabonds | Portrait: Karen, le caractère explosif, attachant et maternel d’une jeune femme de la Pampa
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Portrait: Karen, le caractère explosif, attachant et maternel d’une jeune femme de la Pampa

« Karen ? » « Siiii ? » La voix est mélodieuse, aigüe et un peu enrouée. Karen Luz a 27 ans, elle habite Buenos Aires mais n’est pas une Porteña (habitant de Buenos Aires). Surtout pas. Lorsqu’elle se présente, elle mentionne très rapidement qu’elle est « de la Pampa », une province située en plein cœur de l’Argentine, au nord de la Patagonie. Du coup, comme c’est d’usage dans la Pampa, elle ne prononce pas les « s » à la fin des mots.

Rencontrée au gré du hasard et d’une location Airbnb lors de notre arrivée à Buenos Aires, Karen est une chance pour nous. Depuis notre première rencontre, on ne se quitte plus. Avec elle, on rit, on se confie, on parle de tout de rien, on mange, on boit du maté ou du vin, on vit, on s’amuse. Fonctionnaire de l’état, elle est employée au congrès de la nation où elle fait partie d’un service chargé de contrôler le pouvoir législatif. Ou quelque chose dans le genre, on n’a encore pas tout compris.

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Karen correspond à l’image que je me faisais des Argentines avant d’arriver ici. Elle parle avec passion et il faut parfois la couper pour lui faire répéter ce qu’elle vient de dire. Lors de nos premiers jours en Argentine, on osait à peine l’interrompre même si on ne comprenait pas tout ce qu’elle disait. Telle une mitraillette qui balance des projectiles à une vitesse folle, son débit de parole est intense et incontrôlable. Elle hausse la voix et balance des « Ché ! » aux quatre coins des phrases lorsqu’un sujet lui tient particulièrement à cœur. On ne mentionnera pas les noms d’oiseaux qu’elle crie à tort et à travers lorsqu’elle assiste à un match de la sélection de football argentine ou lorsque son club de cœur, Boca Juniors, perd une rencontre. Mais une fois terminées ses grandes envolées lyriques, elle redevient calme, attachante et toujours prête à rendre service à ceux qu’elle aime, voire même à les materner.

Comme souvent chez les Argentins de la campagne, elle est proche de sa famille et passe énormément de temps avec elle. Au cœur d’une fratrie de neuf enfants (elle a six sœurs et deux frères), Karen évoque souvent sa mère, restée dans la Pampa, son père, qui vit dans le même immeuble qu’elle et ses nombreux frères et sœurs qui vivent aux quatre coins de l’Argentine. Elle fréquente aussi beaucoup ses cousins ou cousines et va d’ailleurs se rendre en Italie avec l’une d’elles dans un mois. Ce sera son premier voyage outre-Atlantique et elle est impatiente d’aller goûter la cuisine italienne et de découvrir la mode européenne. Avec plein de projet de voyages en tête, elle est encore loin de penser à fonder une famille. « Ché ! Si, bien sûr que j’y pense ! », se défend l’intéressée. « Mais il faut d’abord trouver le mari et ça c’est difficile ! »

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