Les Cahiers Vagabonds | Nos 8 conseils pour faire du stop en Argentine
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Nos 8 conseils pour faire du stop en Argentine

Du nord au sud de l’Argentine (de Puerto Iguazu à Ushuaia), nous avons tenté de nous déplacer en levant le pouce. Nous voulions tout faire en stop mais au total, nous n’avons pu faire que 4.000 km sur 7.600. Nous avons fait le reste en bus car il y a des zones où il était trop difficile d’avancer.

C’était le cas dans la partie nord du pays car les gens ne voulaient pas s’arrêter et dans la partie centrale sur 800 km (entre Malargüe et San Martin de los Andes), zone où la route 40 est très peu fréquentée (chemin de terre difficile). Dans le sud, nous avons tout fait en stop, sans aucun problème.

>> Quand le stop te fait rencontrer des gens qui t’ouvrent les portes de leur maison

Nous profitons de notre expérience pour te délivrer quelques conseils utiles pour la pratique du stop en Argentine en s’appuyant sur des astuces ou ressentis que nous ont partagé les Argentins. Avec, comme maître-mot, la patience car les distances sont longues et prenez bien en compte que parfois, il y a 200 km qui peuvent passer sans qu’il n’y ait aucune ville. De notre côté, nous avons voyagé pendant deux mois sur les routes argentines. Si on veut voyager en stop, il faut bien prendre son temps.

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La Route 40, superbe mais peu fréquentée

1- Bien choisir son endroit

C’est un peu bateau mais forcément, ne va pas attendre au bord de l’autoroute car c’est dangereux et personne ne va te prendre. La meilleure solution consiste à sortir des villes pour avoir plus de chance de rencontrer des gens qui ont des longs trajets à faire. Prends un bus urbain depuis le centre ville jusqu’à une sortie propice au stop ou bien sors du centre à pied, si la ville est petite. Ensuite, profite d’un rond-point ou d’un ralentisseur s’il n’y a rien sur cette route.

>> Au hasard de la route, on a découvert Malargüe, au coeur de la Cordillère des Andes

Sinon, privilégie les postes de barrages de police, nombreux en Argentine à l’entrée (ou sortie) des villes. Les automobilistes sont obligés de ralentir voire de s’arrêter. Et si les policiers sont sympas, ils pourront même t’aider à te trouver un véhicule !
Autre option, la station service. Si tu parles bien espagnol, cela te permettra de donner confiance à l’automobiliste avec qui tu vas dialoguer. Et ce sera le meilleur endroit pour rencontrer un routier, surtout dans le sud, sur la route 3, où de nombreux camions font l’aller-retour entre Buenos Aires et Ushuaia.

La pancarte n’est pas vraiment nécessaire. Nous n’en avons jamais utilisé.

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La patience, maître-mot du stop en Argentine!

2- Savoir parler espagnol, un plus

Ce n’est pas indispensable mais c’est un très bon atout de pouvoir parler sans difficulté avec les Argentins qui vont te conduire. Les routiers ne parlent quasiment jamais une autre langue et les automobilistes que l’on rencontre disent généralement qu’ils ne parlent pas bien anglais.

Si tu effectues un long trajet avec la même personne, c’est plus sympa de pouvoir communiquer et cela peut ouvrir des portes. Nous avons quelques anecdotes à ce sujet comme par exemple, la rencontre avec Nelson, un Patagon en vacances (et perdu) dans la province de Mendoza, qui nous a emmené pendant deux heures. Nous avons sympathisé avec lui au point qu’il nous ait donné rendez-vous trois semaines plus tard dans sa ville située en Patagonie, à Puerto Deseado. Nelson nous a alors laissé son appartement pendant une semaine.

>> On était à quelques pas de la maison de Florent Pagny en Patagonie

Autre anecdote, un routier, El Luri, nous a proposé de dormir chez un ami à lui à Rio Gallegos après avoir fait 600 kilomètres ensemble. Il m’a même offert un maillot de son club de foot favori, le Racing Club !

Mais pas de panique, les gens peuvent aussi te conduire même si tu ne parles pas leur langue. Quand ils te voient au bord de la route, ta nationalité n’est pas marquée sur ton front donc s’ils font la démarche de s’arrêter, c’est qu’ils veulent t’aider à avancer, peu importe ton niveau d’espagnol.

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Les belles rencontres chemin faisant…

3- Etre propre et bien présenter

« Je me suis arrêté pour vous prendre car vous aviez l’air propre », nous a un jour dit un routier sur la Route 3. Il avait d’abord dit « non » avant de changer d’avis, le temps de se faire une opinion sur notre allure physique.

« Une fois, deux filles sont montées avec moi, une sentait vraiment mauvais, j’ai vraiment regretté de les avoir transportées », a-t-il ajouté. Il est donc très important de montrer qu’on ne sort pas de la forêt et de se laver régulièrement (c’est gratuit dans la majorité des stations service du pays si on n’a pas un gros budget).

Attends debout, le visage bien découvert (les Argentins fonctionnent beaucoup au feeling) et sois souriant (le temps peut être long mais ne laisse rien paraître).

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Instant mate

4- Etre deux et surtout en binôme mixte, un atout supplémentaire

« Si tu avais été tout seul, toi le barbu, je ne t’aurais pas pris. En général, je prends des gens qui sont en couple. Un garçon et une fille, ça rassure. » Cette confidence nous a été faite par un camionneur en Terre de Feu.

L’aspect mixité, sans forcément être en couple, est un plus. Mais là encore, ce n’est pas rédhibitoire si vous voyagez seul ou si vous êtes deux personnes du même sexe. Ce qui peut l’être, c’est d’être à plus de deux. Les gens n’ont pas forcément de place pour trois ou quatre personnes, à part s’ils vous proposent la benne de leur pick-up. Mais c’est en général pour effectuer des distances inférieures à 100 km, la police pouvant être tatillonne et les routes dangereuses.

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Toujours avec le sourire!

5- Ne pas fumer ni manger sans autorisation

« Deux jeunes que j’ai transporté une fois ont allumé un pétard. Je les ai posé direct au bord de la route. » Ce sexagénaire de Bariloche n’avait pas digéré le manque de respect des jeunes qu’il avait aidés.

Ce n’est pas parce qu’une personne paraît sympa au premier abord qu’elle acceptera forcément que vous allumiez un joint sur le trajet. Et pareil en ce qui concerne le fait de manger ou de fumer une cigarette. Attendez le feu vert de votre conducteur avant toute tentative qui pourrait éventuellement le gêner. Les Argentins sont ouverts mais aussi à cheval sur certains principes.

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Seconder le chauffeur en toutes circonstances!

6- Ne pas ramener de substances illicites

Encore une fois, c’est un conseil bateau mais tu dois prendre en compte le fait qu’il y ait de nombreux contrôles de police en Argentine. Chaque fois que tu changes de province ou que tu sors d’une ville, il y a un poste. Si les policiers sont généralement très ouverts et souriants, il est possible qu’ils demandent à fouiller le véhicule ou les sacs s’ils voient ou ressentent quelque chose de suspect. Si tu transportes quelque chose d’interdit, les problèmes vont aussi affecter le chauffeur qui t’a aidé.

>> Les galères du stop dans le nord de l’Argentine

Du fait de la légalisation du cannabis aux Pays-Bas, certains Argentins pensent que tous les Européens peuvent transporter de la drogue. Ils n’hésiteront pas à te demander avant que tu montes si tu as quelque chose dans ton sac !

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Sympathiser avec le conducteur! 

7- Toujours garder le sourire et la bonne humeur

On ne peut pas toujours se lier d’amitié avec tout le monde. On peut même parfois se retrouver dans des situations embarrassantes lorsque l’on croise le chemin d’un nationaliste de la première heure ou d’un prédicateur évangéliste alors que l’on ne partage pas du tout ses idées.

Mais il faut bien garder sa bonne humeur et son sourire pour ne pas vexer une personne qui est en train de t’aider, à part s’il pousse le bouchon un peu trop loin, bien sûr.

Si tu montes dans un camion, prépare-toi à découvrir l’album photo et vidéo du routier qui te montrera sur son téléphone ses enfants, petits-enfants, sa maison, sa moto ou sa voiture et parfois, s’il est encore amoureux, sa femme. Un conseil à ce moment-là, regarde bien son téléphone et pas la route car il ne roulera pas droit !

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Les chauffeurs ont généralement envie d’en savoir plus sur ton pays

8- Respecter l’ordre de passage

Il y a parfois des endroits où on assiste à une file d’attente d’auto-stoppeurs. Parce qu’il y en a d’autres qui ont eu la même idée que toi mais aussi parce que les voitures ne sont pas si nombreuses à s’arrêter ce jour-là.

Il y a une règle à respecter. Premier arrivé, premier servi. Ce qui veut dire que l’on ne doit pas se mettre avant le premier auto-stoppeur. On se met plus loin sur la route, après lui. Et si on peut se rendre service en refilant des tuyaux à quelqu’un qui attend, il ne faut pas hésiter, un jour c’est toi que l’on aidera…

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Profiter du paysage et se laisser porter!

En résumé, le stop en Argentine, nous le conseillons plutôt au sud, tout en évitant la route 40, très sollicitée par les back-packers mais très peu fréquentée par les camionneurs et les voitures. La concurrence y est rude. En revanche, sur la route 3 de la Patagonie, c’est relativement simple et les paysages en bord d’Atlantique sont aussi très beaux.

Bonne route !

Pour écouter notre témoignage sur le stop en Argentine, dans l’émission Allo La Planète d’Eric Lange, c’est à partir de 21’55 » dans le lien ci-dessous:

Allo La Planète 113 avec Muriel, Calagan, Mélissa et Marc

Texte: M.N.

Photos: Mélissa Pollet-Villard

3 Comments
  • Stephanie
    Posted at 15:53h, 15 avril Répondre

    Ce doit être une super expérience !

  • marité
    Posted at 11:30h, 02 août Répondre

    Super expérience! Je suis en pleine recherche de plan/astuce/info pour mon périple en Amérique du Sud et je me demandais en lisant ton article, si lors de votre périple Nord-Sud que tu décris vous aviez campé un peu « n’importe où », si cela était faisable?

    • Les Cahiers Vagabonds
      Posted at 22:37h, 04 août Répondre

      Bonjour Marité! Nous n’avons pas fait de camping sauvage, le camping étant bien développé et peu cher en Argentine! Tu pourras sûrement en faire selon les endroits et la météo! Si tu as d’autres questions, n’hésite surtout pas! Bonne préparation de voyage!

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