Les Cahiers Vagabonds | Bons plans : Un mois en Equateur, itinéraire et conseils
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Bons plans : Un mois en Equateur, itinéraire et conseils

L’Equateur est un pays injustement boudé par les voyageurs sillonnant le continent sud-américain.

S’il est vrai que sa superficie est modeste, il propose une biodiversité riche et diverse et un puzzle ethnique et culturel des plus intéressants. L’activité touristique étant encore peu développée au sein de ce pays partagé entre hémisphère nord et sud, sa découverte n’en est que plus plaisante.

>> PRATIQUE: Comment accéder au Machu Picchu quand on n’est pas très riche?

Nous te proposons donc un itinéraire d’un mois pour visiter l’Equateur et ses diverses facettes. Bien sûr, la liste est non-exhaustive !


I- Cuenca, entre culture et traditions

 

II- Puyo, éco-volontariat au cœur de la jungle

 

III- Latacunga, flirter avec les sommets inhospitaliers des volcans

 

IV- Manta – Montecristi, sur la piste du chapeau le plus célèbre du monde

 

V- Puerto Lopez, rencontre avec les baleines

 

VI- Canoa – Rio Canoa, surf, farniente et cacao

 

VII- Quito, bouillon d’arts et de culture

 

VIII- Otavalo, centre de l’artisanat équatorien

 


I- Cuenca, entre culture et traditions

Cuenca est la troisième ville d’Equateur, située au sud du pays. Idéale pour se mettre dans le bain et s’acclimater à la culture locale, cette bourgade tranquille est magnifiée par la gentillesse de ses habitants.

Nous conseillons de se laisser absorber par les scènes de vie égrainant ses ruelles coloniales et flâner au gré de ses envies : balade sur les rives de la rivière Tomebamba, manger une glace sur la Plaza Mayor ou encore découvrir l’une des 52 églises de la ville (oui, une église pour chaque semaine de l’année !).

>> PRATIQUE: Ca coûte combien en fait une semaine sur l’Ile de Pâques?

Nous recommandons la visite de la cathédrale Nueva, majestueuse et colorée.

Un marché artisanal (General Torres 7-33 y Presidente Cordova), propose différents produits (chapeaux, bijoux…).

Pour se restaurer, rien de tel que d’aller déguster un almuerzo au marché couvert 10 de Agosto (calle Larga) : pour 2,50$, on peut se régaler d’une soupe puis d’un plat tout aussi copieux (poisson frit, poulet…), le tout arrosé d’un bon jus de mûres, boisson par excellence en Equateur.

A savoir :

  • Météo : climat tempéré, températures situées entre 16 et 23°C (juin)
  • Hébergement : Hostel Yukumama (Luis Cordero et Honorato Vasquez), 8$ en dortoirs (très propres et espacés), petit-déjeuner compris.
  • Pratique : les prises françaises nécessitent un adaptateur, facilement trouvable en quincaillerie (1,50$).

 


II- Puyo, éco-volontariat au cœur de la jungle

 

 

L’éco-volontariat est une alternative intéressante si l’on souhaite découvrir la richesse de la biodiversité équatorienne tout en se rendant utile.

Le refuge pour animaux Paseo de los Monos accueille des bénévoles toute l’année. Situé aux portes de la jungle, à quelques kilomètres de la ville de Puyo (à l’est du pays), le centre recueille et prend soin d’animaux issus de maltraitance et/ou domestication, majoritairement des singes.

Les volontaires aident à la vie du centre, préparent et donnent la nourriture aux animaux, construisent des jouets, lavent les enclos, prennent soin des bébés…

 

Une à deux journées libres par semaine permettent de visiter les environs. Yvan, le propriétaire du refuge, a un bon carnet de contacts afin d’organiser des sorties.

>> VIDEO: Viens découvrir notre semaine avec les singes par ici

Notre coup de cœur : Un tour d’une journée pour découvrir la jungle et les villages locaux : promenade dans la jungle et découvertes de nombreuses plantes et richesses de l’Amazonie (masques faciaux, colorants, anti-moustiques issus de l’environnement…), baignade dans une cascade, repas local copieux (poisson cuit dans des feuilles de bananiers), visite d’un village indigène, dégustation de chicha de yuka (boisson traditionnelle) et initiation au tir à la sarbacane, descente en pirogue et, clou du spectacle, balançoire géante dans le vide face au panorama grandiose de l’Amazonie (compter environ 25$).

 

A savoir :

  • Météo : climat tropical, températures situées entre 20°C et 30°C (il ne fait pas trop chaud et les moustiques sont absents de la région car elle est située à 900m d’altitude).
  • Volontariat au Paseo de los Monos : 130$/semaine

III- Latacunga,

Flirter avec les sommets inhospitaliers des volcans

 

 

Changement de décors radical pour cette ville située à une centaine de kilomètres au sud de Quito, dans le nord du pays, en plein cœur de la Sierra.

Le centre d’intérêt majeur de cette petite ville sans trop de charme est le volcan encore actif qui la domine : le Cotopaxi (cou de la lune en Cayapa).

Depuis Latacunga, de nombreuses agences et les hostels eux-mêmes, proposent des sorties pour gravir les flancs inhospitaliers de ce titan, dont le cratère culmine à 5.897m d’altitude. Rares sont les jours où l’on peut l’admirer depuis la ville, les nuages l’embrassant la plupart du temps.

L’excursion consiste à monter en 4×4 ou minibus sur les routes sinueuses du Cotopaxi, jusqu’à 4.500m d’altitude. De là, deux chemins (l’un en zigzag, l’autre tout droit) praticables, à pied seulement, mènent à un refuge, dernier point accessible pour les randonneurs, localisé à 4.900m d’altitude. Le dénivelé n’est pas très important mais la randonnée prend 1 heure au minimum du fait du manque d’oxygène.

 

 

Pour atteindre le cratère, quelques sorties sont organisées chaque années pour les alpinistes et grimpeurs confirmés.

Quelque soit l’expédition choisie, la présence d’un guide est obligatoire pour les touristes.

Après être redescendu, un repas chaud est servi aux pieds du géant, puis une bonne heure de route mène à un point de vue sympa sur le volcan, entre plaines, collines et cours d’eau. Ca et là crapahutent des lapins surveillés de près par les condors dessinant des cercles parfaits au dessus de leurs têtes.

L’expédition coûte environ 35$.

Notre avis : Nous avons trouvé le prix bien trop élevé pour la prestation. Le volcan est finalement plus beau à voir de loin et l’ascension ne présente que peu d’intérêt au niveau des paysages. Seul point positif, la neige, présente dès 3.500m d’altitude !

A savoir :

  • Météo : climat tempéré à Latacunga, températures situées entre 10°C et 17°C (juin) ; climat montagnard sur le Cotopaxi, températures situées entre 4°C et 6°C (juin).
  • Hébergement : Hostel Sendero de Volcanes (Avenida Velasco Ibarra y Calle Victor Emilio Estrada), 20$ pour une chambre privée double, petit-déjeuner inclus.
  • Conseil : Bien se préparer à l’altitude afin d’éviter le mal des montagnes (mâcher des feuilles de coca ou boire du mate de coca).

 

>> ARGENTINE: On a vécu 4 mois à San Telmo, à Buenos Aires: on te livre nos secrets sur le quartier

 

 


IV- Manta – Montecristi,

Sur la piste du chapeau le plus célèbre du monde

 

 

Direction la côte pacifique, à l’est du pays, pour faire étape à Manta, une grande ville sans grand intérêt si ce n’est que la température de l’océan y est des plus agréables. Le petit plus, des noix de coco à siroter partout dans la ville et du poisson frais en bord d’océan.

Les hôtesses souriantes et malicieuses du point informatif n’omettront pas de vous dire qu’à Manta, il n’y a pas grand chose à faire !

Le pourquoi de notre passage à Manta ? Sa proximité avec le petit village de Montecristi, bourg au sein duquel sont fabriqués les chapeaux de paille les plus célèbres de monde : les Panamas ! Mais gardez-vous bien de les nommer comme cela, car le Panama est bel et bien équatorien et à Montecristi, on le nomme bien sûr… Montecristi !

 

Il est agréable de déambuler au cœur de ce petit village paisible et de partir à la recherche des tisseurs de chapeaux.

Vers l’église, vous aurez peut-être la chance de rencontrer Kleyder, l’un des fabricants le plus en vogue du pays ! Et pourquoi pas vous ramener un couvre-chef en souvenir (compter quand même entre 70 et 3.000$ !).

>> Le chapeau Panama est en fait… Equatorien!

A savoir:

  • Météo : climat océanique, températures situées entre 25°C et 35°C (juin).
  • Se rendre à Montecristi : Depuis la gare routière, des bus partent toutes les 30 minutes. Environ 40 minutes de trajet, 1,50$.

V- Puerto Lopez, rencontre avec les baleines

 

 

La fête de la baleine le second samedi de juin marque l’arrivée des cétacés au large des côtes équatoriennes afin de se reproduire.

L’observation de la baleine à bosse est l’attrait majeur de Puerto Lopez de juin à septembre, tandis que les températures estivales profitent aux touristes durant les mois de janvier et février.

Cette petite ville chaotique et animée n’est pas dénuée de charme, entre ses ruelles terreuses, ses tuk-tuks et ses bars à jus de fruits et cocktails installés sur la plage.

De nombreuses agences proposent une excursion en mer afin de pouvoir y observer les majestueux mammifères, mais également de poser un pied sur la Isla de la Plata, que l’on surnomme les Galapagos du pauvre. Là, il est possible d’y observer deux espèces endémiques d’oiseaux : les fous à pattes bleues et les frégates.

 

Après un rapide casse-croûte sur le bateau, il est possible de plonger en snorkeling afin d’observer divers poissons colorés, mais surtout de nager avec des tortues vertes.

Pour l’excursion d’une journée, compter environ 45$.

A savoir:

  • Météo : climat océanique, températures situées entre 18°C et 26°C (juin), le ciel est assez fréquemment couvert à cette période de l’année sur Puerto Lopez ; ce n’est pas le cas sur l’île.
  • Hébergement : Hostel Playa Magica (General Cordova y Machalilla), 12$ pour une chambre matrimoniale privée avec sdb privée.
  • Se restaurer : Chez Carmita (Malecón Julio Izurieta), bon marché et excellents produits de la mer (calamars, crevettes, poisson, poulpe…), compter entre 6 et 12$ pour un plat.

VI- Canoa – Rio Canoa, surf, farniente et cacao

 

 

A quelques heures plus au nord de Manta, le village de Canoa est une alternative agréable à Montanita, spot de surf connu dans tout l’Equateur, paradis des touristes.

Canoa est plus calme et ses spots de glisse tout aussi bons. Au mois de juin, le village est très calme puisqu’en dehors de la période touristique.

On se rend à Canoa si l’on apprécie le surf, bien entendu, et pour se reposer. La nonchalance du rythme de la ville est propice à la farniente.

Pour les curieux qui veulent sortir des sentiers battus, nous vous conseillons de rentrer dans les terres en direction de Rio Canoa, hameau perdu au milieu des collines vertes et des bananiers. Là, il est possible de visiter des plantations familiales de cacao (en cherchant bien).

A l’entrée du village, nous avons rencontré Sista, une mamita au grand cœur qui nous a fait découvrir ses cacaoyers avec passion et savoir-faire.

>> Hors des sentiers battus: sur la route du cacao en Equateur

A savoir :

  • Météo : climat tropical, températures situées entre 18°C et 26°C (juin), ciel relativement couvert.
  • Hébergement : Hostel Shelmar (Calle Javier Santos), 15$ la chambre matrimoniale avec sdb privée.
  • Se rendre à Rio Canoa : en taxi, compter 5$ l’aller ou possibilité de louer des vélos.

VII- Quito, bouillon d’arts et de culture

 

 

Quito est la seconde ville d’Equateur en termes de taille après Guayaquil.

Véritable joyau, la capitale du pays propose un éventail culturel assez impressionnant.

Son centre historique, vallonné, offre aux détours des ruelles, églises, places et jolis bâtiments coloniaux colorés. Le quartier de la Mariscal, ou nouvelle-ville, propose quant à lui une activité nocturne dense, entre restaurants, bars et discothèques, ainsi que de nombreux hébergements bons marchés.

De nombreux musées parsèment ce patchwork urbain.

Notre coup de coeur: la Capilla del Hombre, localisés dans les beaux quartiers de Quito, au nord-est de la ville.

 

Ce musée, reconnaissable par son architecture originale, a été pensé par le célèbre peintre équatorien Oswaldo Guayasamin. Sa maison (immense) est localisée à ses côtés.

La visite (guidée) commence par sa demeure, remplie d’une collection artistique personnelle d’une ampleur considérable. Il en a fait don à la ville à sa mort. Cette première étape permet de prendre connaissance de la personnalité du peintre ainsi que de sa vie privée et artistique.

>> ARGENTINE: Tu veux faire du stop pour économiser? On te livre nos astuces…

La Chapelle de l’Homme, construite après sa mort, a entièrement été pensée par l’artiste. Une visite guidée est également proposée et permet de comprendre chaque tableau et pièce d’art y figurant, chacun né de la main du peintre. Ce musée met en lumière la facette engagée de Guayasamin, (sympathisant communiste) à travers diverses oeuvres traitant de la condition humaine (droits des peuples indigènes, famine en Afrique, guerre du Viêt-nam…). Entrée du musée (guide compris): 8$.

Si l’on reste quelques jours à Quito, il peut être intéressant de se rendre à la Mitad del Mundo (la Moitié du Monde), sur la ligne de l’Equateur, latitude 0°0’0″.

 

Si la ville n’a rien d’exceptionnel (c’est un peu Disneyland), il est rigolo de se trouver sur la ligne de l’Equateur, un pied en hémisphère nord, un pied en hémisphère sud. L’entrée est de 3,50$ pour accéder au monument, 7,50$ pour l’accès au musée (situé à l’intérieur du monument) et à divers sites dont un musée du cacao. Nous avons été très déçus du pack tout compris, les musées n’ayant pas grand intérêt.

A savoir:

  • Météo: climat tempéré, températures situées entre 15°C et 25°C (juin). Attention, le temps est très changeant!
  • Hébergement: Hostel El Cafecito (Calle Luis Cordero 1124), 8,50$ en dortoirs de 4 personnes.
  • Se rendre à La Capilla del Hombre: prendre l’ecovia E-3 jusqu’à Bellavista puis monter à pied (20 minutes environ), 0,25$ l’aller.
  • Se rendre à la Mitad del Mundo: De nombreux hostels et agences proposent de s’y rendre pour 10$ ; sinon, prendre l’ecovia jusqu’à Rio Coca (0,25$) puis un bus direction Mitad del Mundo (0,15$).

 


VIII- Otavalo, centre de l’artisanat équatorien

 

Otavalo est une ville située à 150 kilomètres environ au nord de Quito, célèbre dans tout le pays pour son marché d’artisanat. Sachez d’ailleurs que les produits de la plupart des marchés du pays proviennent d’Otavalo.

La ville est plutôt tranquille et il est agréable d’y flâner, malgré un temps relativement capricieux.

Le marché, implanté sur la Plaza de Ponchos occupe la place entière. Il est divisé en thématiques: bijoux en perles, tissus, hamacs, vêtements en laine, sacs… En fouillant un peu, on peut trouver des choses sympas, mais la qualité laisse à désirer.

>> BUDGET: Pas cher le Chili? On pèse le pour et le contre par ici…

Nos coups de coeurs: la boutique Tierra, un peu plus en amont de la place, sur la Calle Sucre, propose de beaux produits (en cuir ou tissus majoritairement) à des prix raisonnables. Aussi, l’atelier JJ Leathersmith, beaucoup plus haut sur la rue (n°215), propose des objets de maroquinerie faits entièrement à la main. Il faut mettre le prix évidemment mais les produits sont d’une qualité rare!

Notre conseil: Otavalo est une bonne étape si l’on veut se rendre en Colombie depuis l’Equateur. Prendre un bus pour Tulcàn (ville équatorienne frontalière de la Colombie) sur la Panaméricaine, au niveau du cimetière (1,50$ en taxi). De là, prendre un taxi jusqu’aux postes de frontière (3,50$) et traverser la frontière à pied.

A savoir:

  • Météo: climat tempéré, températures situées entre 13°C et 23°C (juin).
  • Hébergement: Hotel Riviera Sucre (Roca st. and García Moreno), 30$ la chambre matrimoniale, sdb privée.

Cet itinéraire est évidemment subjectif. Nous nous sommes avant tout intéressés aux richesses culturelles, patrimoniales et naturelles du pays.

L’Equateur permet un voyage sur mesure selon les goûts de chacun. L’un des avantages à choisir ce pays est également le fait qu’il ne soit pas encore très touristique, ce qui le rend plus authentique.

Bon voyage!

Texte et Photos: Mélissa Pollet-Villard

1Comment
  • Sophie
    Posted at 08:20h, 04 juillet Répondre

    On a envie de connaitre ce pays dont tu parles avec passion. Les photos ajoutent à cet attrait. La diversité des visites proposées est « top »

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