
Entre San Martín de los Andes et Villa La Angostura, la route des Sept Lacs traverse des forêts andines, longe des eaux changeantes et relie deux parcs nationaux. La distance paraît modeste. Pourtant, dès que l’on s’arrête aux belvédères, que l’on descend au bord d’un lac ou que l’on ajoute une courte marche, la journée se remplit vite.
Ce tronçon de la route nationale 40 n’est pas une simple liaison. Pour en profiter, mieux vaut choisir à l’avance entre une journée panoramique et un parcours de deux jours plus lent.
En bref
- La route relie San Martín de los Andes à Villa La Angostura par la RN 40.
- Elle traverse les parcs nationaux Lanín et Nahuel Huapi.
- Les sources officielles annoncent plus de 96 km à environ 110 km, selon le périmètre retenu.
- Le parcours principal est asphalté, mais son état doit être contrôlé avant le départ.
- Une journée suffit pour la route panoramique ; deux jours permettent de marcher et de s’arrêter sans surveiller l’heure.
- En hiver, neige et verglas peuvent modifier les conditions de circulation.
Comprendre le parcours et l’écart de distance
La route des Sept Lacs désigne le tronçon de RN 40 entre San Martín de los Andes, au bord du lac Lácar, et Villa La Angostura, sur le Nahuel Huapi. Elle traverse successivement des paysages appartenant aux parcs Lanín et Nahuel Huapi.
Une page touristique nationale évoque plus de 96 km. Une autre ressource officielle, publiée par la CONAE, décrit un itinéraire de 110 km. Cette différence ne signifie pas que l’une des sources est fausse : le point de départ exact, l’arrivée et les accès inclus ne sont pas toujours identiques.
Pour préparer la journée, retenez donc un ordre de grandeur proche de cent kilomètres, puis utilisez votre application de navigation entre vos hébergements réels. Ne transformez pas une distance éditoriale en mesure au mètre près.
Les sept lacs généralement associés au parcours sont le Machónico, le Falkner, le Villarino, l’Escondido, le Correntoso et l’Espejo, auxquels s’ajoute le Lácar au départ de San Martín. Le Nahuel Huapi accompagne l’arrivée vers Villa La Angostura. Selon la manière de compter les extrémités et les détours, les listes peuvent varier.
Du Lácar à l’Espejo : les arrêts qui structurent la route
Lac Lácar et sortie de San Martín de los Andes
Le Lácar donne le ton avant même de prendre la route. Une promenade sur le front de lac permet de commencer sans précipitation. En quittant la ville, les premiers points de vue rappellent que le trajet alterne forêt, relief et plans d’eau plutôt qu’une succession continue de belvédères.
Machónico
Le Machónico apparaît comme l’un des premiers grands arrêts du parcours. Son belvédère se prête à une pause courte. Si la journée est chargée, c’est typiquement un arrêt à préserver : peu de logistique, mais une vraie lecture du paysage.
Falkner et Villarino
Les lacs Falkner et Villarino se répondent de part et d’autre du corridor. Le secteur invite davantage à ralentir, voire à prévoir une pause longue lorsque les accès autorisés et les conditions le permettent. Les rives, les zones de pique-nique et les activités disponibles doivent être vérifiées sur place ou auprès du parc, car les services changent selon la saison.
Escondido
Le lac Escondido porte bien son nom : il se découvre entre les arbres plutôt qu’au bout d’une vaste plage ouverte. L’arrêt est surtout panoramique. Il illustre la variété de la route, où tous les lacs ne se visitent pas de la même manière.
Correntoso et Espejo
En approchant de Villa La Angostura, le Correntoso puis l’Espejo composent les dernières grandes séquences. L’Espejo offre un arrêt logique avant de rejoindre le croisement de la RN 231 et la descente vers le Nahuel Huapi.
Choisir ses pauses sans transformer la route en inventaire
| Arrêt | Intérêt principal | Type de pause | Conseil de rythme |
|---|---|---|---|
| Lácar | Départ au bord de l’eau | Promenade | Commencer avant la route |
| Machónico | Vue immédiate sur le lac | Belvédère | Pause courte mais utile |
| Falkner – Villarino | Paysage et accès au rivage selon conditions | Pause longue | Garder du temps ici |
| Escondido | Lac encaissé dans la forêt | Belvédère | Observer plutôt que multiplier les détours |
| Correntoso | Eau, relief et transition vers l’arrivée | Pause intermédiaire | Adapter selon l’heure |
| Espejo | Dernier grand arrêt panoramique | Belvédère | Ne pas l’atteindre à la nuit tombante |
Le tableau ne donne pas de minutes artificielles. Une pause dépend du stationnement disponible, de la météo, de l’affluence et de votre envie de marcher. L’important est de hiérarchiser : deux arrêts vécus valent mieux que sept photos prises depuis une portière.
Faire la route en un jour ou en deux jours ?
En une journée
Une journée convient si votre objectif principal est la route panoramique. Partez assez tôt, choisissez trois ou quatre arrêts prioritaires et renoncez aux longs détours. La conduite pure n’est pas le problème ; ce sont les pauses répétées et la lumière disponible qui déterminent le rythme.
Évitez de programmer une activité longue à l’arrivée. Vous garderez ainsi une marge en cas de météo changeante, d’arrêt prolongé ou de circulation plus lente.
En deux jours
Deux jours permettent de dormir dans le secteur ou de revenir sur une portion sans transformer chaque arrêt en compte à rebours. Cette formule est préférable si vous souhaitez marcher, pique-niquer, accéder à une plage autorisée ou faire le détour vers Villa Traful.
Le deuxième jour n’est pas nécessairement consacré à davantage de kilomètres. Il sert surtout à donner de la profondeur aux lieux retenus.
Dans quel sens parcourir les Sept Lacs ?
Il n’existe pas de sens universellement supérieur. De San Martín vers Villa La Angostura, l’enchaînement accompagne le passage du Lácar au Nahuel Huapi. Dans l’autre sens, vous pouvez terminer à San Martín et profiter de son front de lac en fin de parcours.
Choisissez selon vos hébergements, la météo et la suite du voyage. Si vous devez ensuite rejoindre Bariloche, terminer à Villa La Angostura réduit la distance restante. Si votre parcours continue vers Junín de los Andes ou le nord de la Patagonie, l’arrivée à San Martín est plus logique.
La position du soleil peut influencer certaines photos, mais elle ne devrait pas commander tout l’itinéraire. En montagne, les nuages et la météo changent souvent plus vite que le plan idéal imaginé plusieurs mois auparavant.
Conduite, saison et état de la RN 40
Le parcours principal est asphalté, selon la présentation touristique officielle. Cela ne garantit pas une chaussée identique toute l’année. Des travaux, du gel, de la neige ou un événement local peuvent ralentir ou fermer une portion.
Avant le départ, consultez la page « État des routes » de Vialidad Nacional. En hiver, vérifiez aussi les équipements imposés ou recommandés localement. Ne vous fiez pas à une photo prise la semaine précédente : la circulation en montagne dépend des conditions du jour.
Dans les parcs nationaux, respectez la signalisation et les zones autorisées. Ne stationnez pas sur la chaussée pour obtenir un meilleur angle. Rapportez vos déchets, évitez le feu en dehors des secteurs permis et renseignez-vous auprès des gardes avant d’emprunter un sentier.
La couverture mobile peut être inégale. Téléchargez la carte et les informations utiles hors ligne, puis prévenez votre hébergement si vous prévoyez une arrivée tardive.
Ajouter Villa Traful ou d’autres lacs
Villa Traful constitue la variante la plus connue. Elle demande de quitter la RN 40 et ajoute du temps sur une route dont les conditions peuvent différer du tronçon principal. Ce détour mérite une demi-journée ou une nuit ; l’insérer au milieu d’un programme déjà serré enlève davantage qu’il n’ajoute.
D’autres accès permettent de rejoindre des lacs ou secteurs moins immédiats. Là encore, vérifiez la route, les règles du parc et les services disponibles. La promesse des Sept Lacs tient à la continuité du paysage : il n’est pas indispensable de poursuivre chaque panneau latéral.
FAQ
Combien de kilomètres mesure la route des Sept Lacs ? Les sources officielles indiquent plus de 96 km ou environ 110 km selon le périmètre retenu. Pour votre trajet réel, calculez la distance entre vos hébergements et ajoutez les détours choisis.
Peut-on la parcourir en une journée ? Oui, en sélectionnant ses arrêts. Deux jours sont plus confortables si vous voulez marcher, pique-niquer ou ajouter Villa Traful.
La route est-elle asphaltée ? Le tronçon principal de RN 40 est présenté comme entièrement asphalté par le site touristique national. Consultez néanmoins Vialidad Nacional avant le départ pour connaître son état actuel.
Une route qui gagne à être ralentie
La route des Sept Lacs n’exige pas une semaine, mais elle résiste mal à la précipitation. En choisissant quelques pauses et en laissant une marge à la météo, les cent kilomètres cessent d’être un transfert pour devenir une vraie journée de Patagonie.
Pour prolonger le voyage, consultez notre guide pour organiser un voyage en Argentine et nos conseils pour randonner au Fitz Roy.